One week, one card - 15-21/Oct

October 15, 2018

 

(English text is a little lower)

 

 

Semaine du 15 au 21 octobre : Arcane XII - Le Pendu

 

En fait, je suis encore très touchée de ce message, à l'heure de le publier. Il était long. Long à canaliser, long à traduire en anglais, mais waouh... Je le laisse parler de lui-même. Que ces mots résonnent en vous cette semaine !

 

Bienvenue.

Je suis le Pendu.

 

Je te regarde. Ton visage est si drôle ainsi, sans dessus dessous. Le monde entier est drôle ainsi, sans dessus dessous. Je suis si habitué à m’activer sans répit, à entreprendre sans cesse, à être sur tous les fronts, qu’il m’a fallu m’attacher moi-même à cet arbre, me lier poings et pieds, pour pouvoir arrêter de bouger. 

A présent je suis immobile. Seul le vent me berce parfois. 

A présent j’ai le temps de voir. Le temps de regarder. Je réalise qu’on voit toujours mais qu’on ne regarde presque jamais. Je regarde et j’observe ce monde autour de moi. 

Au début je le trouvais comique... Les allées et venues de tous ces gens n’avaient aucun sens. Ils semblaient inquiets, préoccupés, pressés, concentrés et je n’arrivais pas à savoir pourquoi ! Quand on cesse de courir au même rythme que les autres, quand on choisit d’inverser les aiguilles d’une montre, on arrête soudain de s’identifier à ce qui est habituellement la normalité. Et ce qui avait tant d’importance devient soudain absurde. Et on cherche, cherche, cherche un sens à tout cela. 

 

J’ai eu une phase d’effroi ensuite... Je n’appartenais plus à ce groupe des « gens », mais je n’appartenais à aucun autre non plus. J’étais devenu comme invisible.

 

Si je n’appartiens à aucun groupe, est-ce que j’existe? Est-ce que moi, tout seul, j’existe? 

 

Oui.

Je suis toujours là. J’existe toujours je le vois bien. 

 

Mais qui suis-je? Qui suis-je? 

Si personne ne reconnaît mon existence, si je vis à contre courant, ma vie a-t’elle un sens? 

Ainsi pendu, par les pieds à la branche de cet arbre, je réalise que c’est comme si la terre s’était dérobée sous mes pieds. Je n’ai plus de socle, toutes mes bases se sont effondrées, mes repères évanouis. J’étais si sûr de moi…

Aujourd’hui je ne sais plus rien…

 

Je me suis trop bien attaché. Je me doutais que ce moment arriverait, celui où la peur de ce vide abyssal de mon existence me pousserait à remonter. Alors j’ai fait en sorte de ne pas pouvoir me libérer aussi vite de mes liens. Je suis contraint de rester ainsi, avec ma pauvre tête à l’envers. 

 

J’ai paniqué. J’ai hurlé, crié, je me suis débattu. Et j’ai compris que personne ne viendrait. Tout était parfait ainsi. J’avais voulu ce fameux temps pour moi, pour penser, me recentrer et tout ça tout ça, et à présent que je l’avais, je n’en voulais plus. Cela m’a fait rire. Ironie... Je me retrouvais pris à mon propre piège. 

 

Alors j’ai cessé de me battre. J’ai arrêté de chercher à changer ma situation. J’ai accepté. J’ai lâché. J’ai lâché prise...

Aussitôt je me suis endormi. D’un sommeil profond. Je n’ai aucune idée du temps qui est passé, mais lorsque j’ai ouvert les yeux, tout était différent. Tout avait changé. 

 

Les gens semblaient plus calmes. Ou peut-être… oui c’est ça… je ne sentais plus leurs tensions quand ils en avaient. Je les voyais eux, dans leur ensemble. Je voyais des personnes et non plus « des gens ». Je voyais des âmes et pas seulement des corps. Je les voyais tous et non pas quelques-uns. Et ils me semblaient danser une chorégraphie parfaitement orchestrée. Là, tous ensemble, sans même s’en rendre compte (c’est là que j’ai commencé à pleurer), ils étaient au diapason, tous à leur place et tous nécessaires, dans l’harmonie la plus complète. 

 

Je voyais les murs des bâtiments autour d’eux, les couleurs, les matières. Je voyais tous ces corps si différents et si beaux, si multiples, si vivants, si importants ! Je voyais la feuille morte, le papier sur le sol. J’entendais les oiseaux. Mais oui ! Il y avait des chants d’oiseaux ! Comment ne l’avais-je pas perçu avant ! J’entendais les rires des enfants ; des bribes de ragots me parvenaient à la volée. Quel délice ! Tout était juste ! Tout était important ! Tout avait une raison d’être ! 

 

Je voyais le rayon de soleil. La douceur d’un ciel couvert. La perfection de la pluie. 

Je découvrais le sens du mot magie. La magie de la vie. La magie de ma vie. La magie. L’âme-magie. L’âme agit…

 

15th to 21th of October : Arcana XII - Hanged Man

 

I realize I am still moved about this message, as the time comes to publish it. It took me long. Long to canalize. Long to traduce it in english, but wow... I let it tell about itself. May those words vibrate inside you this week !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Welcome.

I am the Hanged Man.

 

I am looking at you. Your face looks so funny from there, upside down. The whole world is funny from there, upside down. I was so used to do things and never rest ; to be at all places at the same time, to run and run and run, that I had to tie myself to this tree, bound myself by the hands and feet, so I could stop moving. 

Now I am standing still. Only the wind comes to rock me sometimes. 

Now I have time to see. Time to watch. I realize that we always see but never watch. I watch and observe the world around me now. 

I thought it was comic first... All those people coming and going wasn’t making any sense. They seemed worried, concerned, in a hurry, focused, and I couldn’t understand why !

When you stop running at the same rhythm than the others do, when you choose to turn the counter clockwise, you suddenly can no longer identify yourself to what was normal to you before. And what was so important just gets absurd. And you start looking, and looking, and looking for the meaning of all of this. 

 

I had a scary phase then... I was no longer part of « the people » group, but I wasn’t part of any other group either. I had become invisible.

If I don’t belong to any group, do I exist? Do I, by myself, exist? 

 

Yes.

I am still there. I can see I still exist. 

 

But who am I? Who am I? 

If nobody confirm my existence, if I live swim against the current, does my life mean something? 

Hung like that, with my feet tide to this tree, I realize that there is just no ground beneath my feet anymore. I no longer have a base, everything collapsed, my references vanished. I was so self-confident…

Today I don’t know anything anymore. 

 

I bound myself so tightly. I could tell that this moment would happen, when the fear of the abyssal emptiness of my existence would tell me to untie me. So I prevent me from freeing myself. I have to stay here, with my head upside down. 

 

I panicked. I yelled, screamed, I fought. And I realized nobody was coming. Everything was perfect just like that. I desired that precious time so much, to think, to focus, etc etc… and now that I had it, I didn’t want it anymore. It made me laugh. Irony. I hoisted on my own petard. 

 

So I stopped fighting. I gave up with the intent of changing my situation. I accepted. I surrounded. I let go. 

I fell asleep instantly. A deep sleep. I have no idea how many time passed, but when I opened my eyes, everything was different. Everything has changed. 

 

People seemed to be more quiet. Or was it… yes it was… I couldn’t feel their tension anymore ! I was seeing them, the all « them ». I could see persons instead of « people ». I could see souls not only bodies. I could see all of them not just a few. And it was as if they were all dancing a perfectly conducted choreography (this is when I started to cry), they were in tune, everyone at its perfect place and everyone essential, in the most complete harmony.  

 

I could see the building walls, the colors, the textures. I could see all those bodies, so different but so beautiful, multiples, alive, so essential ! I could see the dead leaf, the paper on the ground. I could hear the birds. Wow ! How many birds were singing here ? How did I miss that before ? I could hear the children laughs. I could catch a piece of gossip once in a while. What a delight ! Everything sound so perfect ! Everything was so essential ! Everything had a meaning !

 

I could see the sunshine. The tenderness of a cloudy sky. The rain perfection.

I discovered the meaning of the word « magic ». The magic of life. The magic of my life.

 

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